09 janvier 2007

Philippe, Restaurateur : Un secteur qui attend des changements importants.

medium_IMG_2706.JPGJe ne veux pas des promesses qui ne soient pas tenues.

Je suis très actif dans ma branche, membre du CA du syndicat, représentant FAFI en Région PACA (organisme de formation pour les restaurateurs), je ne sais pas comment il va pouvoir tenir ses engagements au niveau de la TVA à 5,5%. Je réalise le 7e chiffre du département.

Mais pour améliorer une situation qui devient très difficile, il faudrait une défiscalisation globale. En effet, malgré les aides des Assedic sur ce sujet, elles ne correspondent pas à une compensation réelle de TVA. Une des grosses difficultés est le plafonnement des exonérations sur les salaires, bien que l’on reconnaisse que la loi Fillon a été une réelle avancée. Par exemple, Si on augmente un salaire de 1000 à 1250 euros, on dépasse les seuils et on perd la majeure partie de ces avantages. Le résultat est que l’on n’a pas la possibilité de mieux rémunérer nos employés alors que l’on devrait pouvoir le faire. Il faut déplafonner la loi Fillon. Nous devons aussi faire face à une pression énorme des caisses URSAFF, CIRCO, Assedic. Nombreux collègues restaurateurs ont été amenés au tribunal pour des petits retards de cotisations, la situation est très difficile à tenir. Le carcan administratif frise la folie.

Pour nous restaurateurs, à par les grosses structures, l’erreur n’est pas permise. On est en flux tendu permanent. La politique de taxation est à son max. Je pense que la somme des intérêts personnels n’a jamais servi l’intérêt général. Il y a trop de nombrilisme, il est nécessaire de penser et d’agir différemment. Il faut prendre en considération des TPE et PME /PMI. Nous manquons d’un organe de représentation spécifique qui pourra représenter nos intérêts. En effet, le MEDEF ne répond pas à nos problèmes. Concernant Nicolas Sarkozy, je crois en l’homme et à ce qu’il propose. D’après ce que j’en ai compris, il va s’inspirer des Pays du Nord, du Canada, de la Suède avec une touche souverainiste concernant les prérogatives de l’Etat.

Voilà mes priorités : contrat unique, défiscalisation, accès à la propriété, de souplesse de fonctionnement, dynamisme des entreprises.

C’est la première fois que je m’engage autant pour quelqu’un. Je crois au potentiel d’actions de Nicolas Sarkozy. J’ai aussi conscience que parfois les jeunes ont du mal à le suivre. Je crois qu’il s’agit plus d’une instrumentalisation de son image qu’en la réalité  de ce qu’il propose. Aussi, j’en parle très souvent autour de moi pour combattre les mauvaises idées. Et l’avantage, c’est de relancer le débat politique qui a trop longtemps fait défaut dans notre quotidien. Je me sens vraiment mobiliser pour vivre à 200% cette aventure pour l’avenir de la France.

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